Lavilledieu

L’empreinte de l’homme est visible à Lavilledieu dès la préhistoire par des vestiges néolithiques. Un immense camp rectangulaire de 12 ha et possédant une enceinte en pierre sèche effondrée large de 5,40 m et longue de 950 m dit « Camp de César » marque également l’occupation de la région par les Gallo-romains. Au XIe siècle, des religieuses venues de l’abbaye Saint-André-le-Haut en Isère viennent fonder un prieuré au hameau de Bayssac.

Les Bénédictines quittent ensuite les lieux pour bâtir un couvent à quelques centaines de mètres, sur une petite éminence, coeur du village actuel. Ce couvent sera à l’origine du nom de la commune, du latin villa dei, « le domaine de Dieu ». Au XIVe siècle, les fortifications vont être élevées de 6 m pour protéger le village des désordres de la guerre de cent ans. Un quadrilatère de 120 sur 150 mètres, comprenant 8 tours de défense est alors érigé. Au XVIIe siècle, dans la nuit du 25 juillet 1670, Lavilledieu fut le théâtre de la fin tragique de la révolte de Roure. Plus tard, la sériculture se développera et apportera bien-être au pays jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’église du couvent bénédictin édifiée durant le XIe siècle devient trop petite pour accueillir le nombre croissant de villadéens au XIXe siècle, elle est donc remplacée par l’église actuelle en 1828. Elle possède un beau clocher roman quadrangulaire qui présente 2 niveaux, 2 baies géminées. Même si le couvent bénédictin n’est plus en activité depuis 1639, le cloître lui est toujours adossé.