La Volane, la Besorgues, le Sandron, le Mas, l’Ardèche… ces rivières ont un point commun : elles sont magnifiques. Mais chacune est différente. Alors on te dit tout sur ces cours d’eau remarquables.
L’Ardèche

C’est la rivière emblématique, notre tour Eiffel à nous. L’Ardèche prend sa source à plus de 1400 mètres d’altitude, sur les montagnes d’Ardèche, avant de traverser le Pays d’Aubenas-Vals en direction de Vallon-Pont-d’Arc où elle dessinera les célèbres Gorges de l’Ardèche.
Avant les gorges, elle serpente dans une vallée sauvage, bordée de montagnes et de falaises. Elle contourne Aubenas dans un large méandre avant de filer plein sud.
La rivière est large, l’eau est clair, elle offre de jolis coins de baignades y compris à proximité d’Aubenas. On y accède plutôt facilement, à pied ou même à vélo. Devant ces eaux calmes et translucides, on peine à imaginer que ses crues sont rapides et violentes, notamment à l’automne lors des fameux épisodes cévenols.
La Volane
La Volane prend sa source dans les montagnes entre Mézilhac et Lachamp-Raphaël, à environ 1500 mètres d’altitude.
C’est une des plus jolies rivières d’Ardèche. Une rivière fraîche, vive, qui dégringole de la montagne ardéchoise en se frayant un chemin dans les rochers. Elle descend en cascades et en rapides dans une vallée somptueuse avant de se jeter dans l’Ardèche à Vals-les-Bains. Au fil des temps elle a créé des vasques naturelles d’une beauté rare, des coins de baignade secrets, des paysages escarpés où l’eau chante toute l’année. Son lit étroit, souvent encaissé, lui donne une vraie personnalité. C’est la rivière des poètes et des randonneurs, celle qui traverse les lieux chers à Jean Ferrat.
L’eau est translucide tendance émeraude. Elle abrite une faune exceptionnelle : castors, loutres, cincle plongeur, truite fario…
Bien que difficile d’accès car très encaissée, elle est facile à observer depuis la route qui la suit, entre Antraigues et Mézilhac.

La Besorgues

La Besorgues naît à plus de 1300 mètres d’altitude sur les hauteurs du plateau ardéchois.
C’est l’une des rivières les plus sauvages d’Ardèche, encaissée dans une vallée volcanique spectaculaire, quasi intacte. Ses gorges étroites et ses cascades ont façonné un terrain idéal pour le canyoning. Mais elle sait aussi se faire paisible par endroits, avec ses piscines naturelles et ses coins d’ombre.
La Besorgues, c’est la nature à l’état pur, la beauté brute, la fraîcheur garantie. On y accède souvent à pied, avec de bonnes chaussures, au bout d’un sentier, ce qui la rend encore plus précieuse.
La Besorgues est aussi une curiosité géologique, car son canyon s’est creusé au fil des millénaires entre une coulée volcanique (de basalte) et la roche originelle, moins dure. Ca donne au lieu une esthétique tout à fait extraordinaire , avec une palette de couleurs allant du basalte presque noir aux nuances émeraudes des vasques naturelles.
le Mas, la Bise, le Sandron… pépites de l’Ardèche Secrète
Ces rivières sont moins connue , mais ce sont des pépites, de véritables trésors de la nature.
Le Mas prend sa source dans les hauteurs du village de Genestelle, à environ 900 mètres d’altitude, avant de descendre dans un paysage somptueux en direction d’Antraigues, où il rejoint sa petite sœur, la Bise pour se jeter dans la Volane.
La Bise nait sur les hauteurs de Genestelle, puis descend dans une merveilleuse vallée en direction d’un hameau auquel elle a donné son nom : Bise. Elle est discrète, dans des paysages boisés, mais ses eaux claires offrent quelques petits coins de paradis pour qui aura la curiosité de les chercher.
Une rivière pour les amateurs de tranquillité et d’endroits préservés.

Si tu vois un serpent dans l'eau, c'est sans doute moi (la couleuvre vipérine) ou bien ma cousine (la couleuvre à collier). Quoiqu'il en soit, il n'y a aucun danger. Alors inutile d'avoir peur, et surtout, ne me fais pas de mal. Je suis inoffensive et une espèce protégée.*