Envie d’un grand verre d’histoire, de volcans et de bien-être ? Les eaux du coin ne sont pas que minérales : elles sont légendaires, charismatiques, parfois même un peu magiciennes. Nées dans les profondeurs des montagnes ardéchoises, elles pétillent, soignent, rafraîchissent… et racontent des siècles de récits humains. De la très chic Vals à la fière Reine des Basaltes, bienvenue au royaume des eaux qui ont du caractère.

De la Volane aux verres : la saga de l’eau de Vals

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Quand la Volane fait des miracles

C’est une histoire qu’on chuchote encore au bord de la rivière… En 1602, un jeune pêcheur découvre une eau qui bouillonne sans feu. Il est malade, il boit… et il guérit. Légende ? Peut-être. Mais la source gagne vite un nom : la bonne fontaine. Puis un prénom, plus noble : Marie, donné par la comtesse de Montlaur. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, d’autres jaillissent : Marquise, Camuse, Dominique, Magdelaine, Saint-Jean… Chacune avec son caractère, chacune avec ses secrets. Les entrailles ardéchoises n’ont pas fini de surprendre.

Les eaux minérales
Les eaux minérales

L’esprit Vals, toujours vivant

Aujourd’hui, la Société des Eaux Minérales de Vals est une PME ardéchoise aussi fière que pétillante. Toujours familiale, toujours locale, elle produit environ 30 millions de bouteilles chaque année. Sa fine pétillance et sa minéralité équilibrée en font une alliée du quotidien. Une légende en bouteille. Et un bout d’Ardèche à chaque gorgée.

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Bulles royales et remèdes de star

Très vite, ces eaux quittent leur vallée pour entrer dans l’Histoire. Au XVIIe siècle, les médecins et apothicaires s’enflamment : elles soulagent migraines, ballonnements et calculs rénaux. De l’or en bouteille. Madame de Sévigné les recommande. Louis XV en commande à Versailles. Même Jean-Jacques Rousseau en parle dans ses Confessions. À Vals, l’eau devient star. Et le bien-être, un luxe… très naturel.

De la source à la capitale

À la fin du XVIIIe siècle, l’eau de Vals prend la route. En bouteilles de verre de 2,5 à 4,5 litres, avec certificat d’authenticité s’il vous plaît. Au XIXe siècle, l’embouteillage devient une vraie industrie. Et au début du XXe ? 30 millions de bouteilles par an ! La Seconde Guerre mondiale ralentit la cadence, mais l’histoire ne s’arrête pas. Un nom relance tout : André Curinier. Il sera son refondateur moderne. Grâce à lui, Vals pétillera à nouveau encore et c’est sa fille Marie-Pierre Curinier qui, aujourd’hui, perpétue cet héritage.

Les eaux minérales

Nouveauté qui pétille : Volcan, l’eau qui fait des étincelles

Elle dort sous la lave depuis des siècles, jaillit d’une faille basaltique, et aujourd’hui elle revient en fanfare sur les tables ardéchoises : Volcan, c’est l’eau minérale naturellement gazeuse captée à Aizac, embouteillée tout près, et fièrement locale.

Sa particularité ? Une effervescence 100 % naturelle, des bulles fines et franches, une minéralité bien balancée. Le tout servi dans de jolies bouteilles en verre, prêtes à tourner dans les restos du coin.

Une eau de caractère, née du feu et embouteillée avec soin. À savourer fraîche, à midi ou à minuit, pour se souvenir que même l’eau ici a du panache.

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Photo, © Ltn-duke

Reine des Basaltes : la discrète qui en impose

Discrète mais redoutablement charismatique, la Reine des Basaltes jaillit à Asperjoc depuis 1876, au cœur d’un paysage sculpté par les volcans. Naturellement gazeuse, embouteillée en verre avec une élégance sans époque, elle revendique fièrement ses racines ardéchoises. Riche en bicarbonates, calcium, magnésium et sodium, elle ne se contente pas de désaltérer : elle aide à digérer, à équilibrer, à revigorer. Avec sa pétillance vive et son goût minéral bien trempé, c’est l’eau des connaisseurs. De celles qu’on ne croise qu’en boutique locale ou à la source, et qu’on n’oublie jamais vraiment après l’avoir goûtée. Une vraie reine, sans diadème mais avec un sacré panache.

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