Cueillie à la main sur les crêtes de la Montagne ardéchoise, un peu piquante, très juteuse, souvent farouche : la myrtille sauvage d’Ardèche, c’est un trésor. Un fruit à part, à l’image du territoire qui la fait pousser. Sauvage, oui, mais pleine de douceur.

Un goût de hautes terres

La myrtille sauvage d’Ardèche pousse entre 600 et 1 500 mètres d’altitude. Là-haut, pas de pesticides ni de grandes cultures : juste des landes, des forêts, et parfois quelques vaches qui regardent passer les cueilleurs. Elle n’est ni calibrée, ni clonée : chaque baie a sa personnalité. Et c’est justement ce qui la rend si addictive.

La myrtille sauvage
La myrtille sauvage

Petite baie, grands pouvoirs

Sous ses airs de fruit de l’été, la myrtille sauvage cache un petit trésor de bienfaits : antioxydante, bonne pour la vue, la mémoire, et même la digestion.

Elle pousse en altitude, sur des sols acides, souvent à l’ombre des grands pins ou dans les clairières silencieuses. Un vrai concentré de nature… au goût sublime.

Elle te tache les doigts, elle te bleuit la langue, elle te fait grimacer de bonheur. Et dans une tarte, soyons honnêtes, elle n’a pas de rivale.

Championne de France, sous surveillance !

C’est peu connu, mais l’Ardèche est le premier département producteur de myrtille sauvage en France. Jusqu’à 400 tonnes sont récoltées chaque année, à la main, dans les estives et les sous-bois du plateau ardéchois. Le tout sans culture intensive ni machines bruyantes : ici, on respecte le rythme de la nature et celui du cueilleur.

La cueillette de la myrtille sauvage est réglementée, pour éviter les excès. Dans le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, il est notamment interdit d’arracher les plants. Autrement dit : on cueille avec respect, on laisse pour les autres (y compris pour les renards), et on évite les sacs de sport pleins jusqu’à la fermeture éclair.

Acheter des myrtilles

En saison, les myrtilles fraîches s’attrapent au marché comme un trésor de contrebande, souvent tôt le matin et vendues par ceux qui savent. Pour le reste de l’année (ou pour les gourmands prévoyants), les confitures, sirops, jus, sorbets et même vinaigres à la myrtille se retrouvent dans les boutiques de producteurs, et chez nos artisans du goût. Un conseil : ne repars pas sans en avoir glissé un ou deux pots dans ta valise. On te jugera pas. Promis.

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